
A dance with Gods L'équilibre fragile de l'île des hommes devient menacé lorsque les dieux viennent y vivre... Dans cette danse doucereuse entre mortels et divinités, quelle attitude adopterez-vous ? |
| | | Premières lueurs du jour [PV Kalisha -X Raku] | |
| | Auteur | Message |
|---|
Amateratsu Okami fraiche recrue


Messages: 67
 | Sujet: Premières lueurs du jour [PV Kalisha -X Raku] Dim 13 Sep - 16:45 | |
| La file s'étendait sur plusieurs mètres. Tous attendaient avec impatience, les bras chargés de ce qui devait être des offrandes. Tous attendaient dans la brise qui balayait la prairie. Tous attendaient que le soleil jette ses premiers rayons sur le monde, embrasant le ciel et sonnant la naissance d'un jour nouveau. Tous attendaient aux portes du temple, ils attendaient que leurs prières soient exaucées, que la divinité qu'ils vénéraient veille bien leur accorder son attention. Tous attendaient. La prairie semblait sans fin, ligne d'horizon aux courbes douces où que le regard se pose. Une seule et unique route la traversait comme trait de crayon sur une feuille. Et la route prenait fin devant un temple de pierre blanche que la végétation avait conquit sans pour autant l'endommager. Et il était de notoriété publique qu'ici la déesse de la floraison accordait sa grâce à ses fidèles. Agriculteurs, éleveurs, jardiniers, paysans, tous venaient en ce lieu pour déposer leurs doléances dans l'espoir que leur prière fut entendue.
Les portes étaient fermées et la foule regardait à l'est le ciel qui mêlait bleu et rose, parure d'avant garde à l'astre du jour. Et quand enfin le premier rayon filtra sur l'herbe humide, un hurlement venant du nord fit se retourner toute la foule de fidèles: une grande louve blanche tatouée de vermeil se découpait à l'horizon, en haut du tertre herbeux qui dominait le chemin et le temple. D'un bond, l'animal s'élança dans la pente et dans le sillage de sa course jaillissait des gerbes dorées. La louve remonta au galop la longue file qui s'était formée et au moment où elle allait percuter les lourdes portes de pierre, celles-ci s'ouvrirent à la volée pour la laisser entrer. Puis l'animal disparut aux yeux de tous. Les fidèles commencèrent alors à entrer et à déposer leurs offrandes aux pieds d'une haute statue représentant une belle jeune femme à l'air serein.
C'était tous les matins la même chose. Pendant quelques semaines, Amateratsu devait se tenir prête au rendez-vous pour ouvrir elle même les portes de son temple dans la prairie. Certes elle aimait particulièrement le petit effet que son apparition provoquait chez les gens. Mais elle aurait bien aimé faire la grasse matinée une fois au deux. La déesse s'était cachée dans une alcôve sombre dont la dalle au sol cachait un passage secret. Elle écouta quelques prières, retenant qui demandait quoi puis se réfugia dans le tunnel qui passait sous le temple. Elle émegea dans une autre salle du temple qui se trouvait beaucoup plus en arrière et qui ne comportait pas d'entré ou de sortie visible mis à part celle qu'elle venait d'emprunter. Ama s'ébroua et huma l'air un court instant avant de s'engager en trottant dans le couloir qui menait à son jardin. Construit sur le modèle des péristyles romains, l'endroit était immense et la végétation luxuriante. Le triclinium qui entourait le jardin assurait un ombrage et un abri sec permanent. Le jardin au milieu, lui, était une véritable explosion de plantes et de fleurs odorantes et colorées. Des arbres y poussaient allègrement et en cette période de l'année, toutes sortes d'insectes voletaient et bourdonnaient.
Ama se faufila, toujours sous sa forme animale, entre les plantes et les troncs. Elle avait le sentiment de n'être pas seule pour une fois. Il y avait quelqu'un dans son jardin et ce quelqu'un pouvait difficilement être un humain. Tout en reniflant autour d'elle, elle s'interrogeait: quel dieu pouvait avoir l'envie de venir la voir ? Et pour quelle raison ? Si ça avait été une divinité des plantes, elle se serait annoncée dès le début pour éviter une méprise et par respect pour sa maîtresse. Ce devait donc être quelqu'un d'autre. Un instant la louve se figea. Une vague odeur de sang lui montait à la tête. C'était assez mauvais signe. En général cette odeur accompagnait les dieux qui aimaient faire souffrir les hommes. Et Ama n'était pas en conflit avec eux. Elle respectait la vie des humains mais pouvait se montrer cruelle et tuer un homme ne lui semblait pas inconsidéré. Elle avait donc plus ou moins la sympathie de ses confrères divins aux habitudes meurtrières autant que celle des dieux pacifistes.
Prise d'un mouvement d'humeur et d'impatience, elle se dirigea vers le centre de son jardin, les oreilles aux aguets. Au milieu des plantes, il y avait un bassin de taille respectable et en son centre, sur un petit îlot, se tenait une large table de pierre blanche qui dominait l'ensemble des lieux. Amateratsu bondit souplement sur la petite île et se hissa sur la table. Une fois assise majestueusement sur son poste d'observation, elle lança d'une voix forte et posée:-Sors de ta cachette condisciple divin. A moins d'en vouloir à ma vie, tu n'as pas de raison de te dissimuler. J'aimerais savoir ce qui peut t'amener en ces lieux.-Si elle avait pu froncer les sourcils, elle l'aurait fait. Tous ses sens en alerte, elle attendit la réponse qui ne devait normalement pas tarder. La matinée avait pourtant commencée normalement. Voila qui pimenterais peut être sa journée. |
|  | | Zakarian Vaalkyr Fils du chaos


Messages: 105
 | Sujet: Re: Premières lueurs du jour [PV Kalisha -X Raku] Sam 19 Sep - 19:41 | |
| Son passage a R'K'Slün avait été plus court que Zak l'avait prévu, mais les vents changeants de son esprit lui avait dicté d'aller manger à un restaurant oriental. Or, il n'y avait en rien ce genre de commerce en la demeure des dieux du vent. C'est donc en début de soirée que le dieu du vent s'envola en direction de la première ville qu'il croiserait. Deux heures plus tard il se posait dans une charmante bourgade inconnue de lui. Preuve soit faite que personne le connaissait étant donné que personne ne fuyait. Ou alors il s'agissait d'insouciant ou pire d'imbécile. A moins que leurs habitation et leur corps ne craignent aucune tempête... Bref, le fils du chaos ne pensait pas à cela. D'ailleurs, une seule chose lui importait pour le moment, se repaitre d'un bon plat venu du nord. Chose qu'il trouva à côté d'un quelconque bâtiment appelé hôtel de ville. Passons car Zakarian était déjà entré dans le restaurant. Il y régnait une bonne ambiance, toute tranquille... du moins jusqu'à temps qu'on le repère. Là, les murmures et autres conversations habituelles dans un restaurant se turent. Tous fixait le dieu, mais lui était déjà attablé et prêt à commander. Glace-vent posée sur la table, il attendait qu'on lui amène le menu sans se soucier de l'ambiance tendue. Il avait faim et c'est tout ce qui comptait.
Seulement voilà. On entre pas "au chasseur de pierre" quand on est un dieu du vent un temps soit peu renseigné. C'était un lieu bien connu. Un endroit hostile puisque rempli de hunter spécialisé dans les armes élémentaires de la Terre. Bref, un cauchemar pour tout dieu du vent. Informé, Zak l'était, mais sa faim lui avait apparemment fait oublié ce détail. Le serveur arriva cependant.Ce fut un pistolet qu'on lui servi sur un plateau à la place du menu attendu. Le canon plaqué sur la tempe du dieu Ouragan. Celui-ce regarda le gars d'un air perplexe. Il semblait hésiter sur la marche à suivre. Zak opta finalement pour une bonne grosse bourrasque dans sa tronche de malotru. L'effet fut immédiat, le serveur et son arme s'en allèrent compter les oiseaux derrière le comptoir avec la moitié du bar sur la tête. Ceci entraîna deux conséquence. La première un foutu fou rire arraché au dieu du vent. La seconde une armée de chasseur se ruant sur le seul divin du coin. Bien sûr, Zak n'était pas n'importe qui et il esquiva les cinq types qui arrivaient de face, mais il ne put éviter la lame du hunter derrière lui et elle s'enfonça loin dans son flanc. Heureusement que Zak avait enlevé son manteau ! Bref, le sourire disparu de la face du dieu et s'emparant de son arme divine, il découpa huit type pour gagner le droit de manger. Droit qui lui fut refuser et un énorme coup de poing l'envoya passer à travers la vitre de la devanture. Le temps que Zak se relève il était cerné d'humains pas vraiment décidés à le laisser se barrer. Le bras droit plaqué contre son flanc gauche. Glace-vent de nouveau dans son fourreau, les yeux du dieu Ouragan étaient ivres de rage. Haletant, il s'adressa à l'assemblée qui était assez folle pour croire qu'elle pouvait gagner. Chose peut-être pas si invraisemblable que cela soit dit en passant.
"Je n'avais rien contre vous. Je voulais juste dîner. Profitez bien de ce moment et rappelez-vous que c'est vous qui avez appelé le chaos à se déchainer."
Un vent puissant souleva Zak du sol et le porta haut dans le ciel. Il surplombait la ville immobile sans même se rendre compte du sang qu'il perdait. Aveuglé par sa colère, il déchaina tout son pouvoir sur ce repère humain qui avait provoqué son courroux. Les vents se renforcèrent, se mêlèrent, tournoyèrent. Une tempête comme le dieu en avait souvent provoqué s'abattait sur les murs et les hommes... les toits et les arbres. Rien, il ne resterait rien. Rien d'autre que la mort. Son œuvre achevée, Zakarian était à deux doigts de la mort. Il n'avait pas vu le temps passé. Il n'avait sentit la douleur et la vie s'échapper de lui qu'un fois apaisé. Son dernier réflexe avant de sombrer fut de se propulser loin très loin par un vent puissant. Le reste ne fut que trou noir. Le Dieu se réveilla dans un jardin à l'abri du soleil. Il entendait quelqu'un l'appeler, mais lui n'était capable d'émettre aucun son. Il arrivait juste à garder les yeux ouvert et à sentir sous ses doigts une terre imbibée de sang... de son sang. Mais pire que tout cela, il ne savait pas où était Glave-vent. Elle ne pouvait être loin. Elle ne devait être loin. Peut-être parmi les branches cassées. Fruit de sa chute. La douleur se rappela à lui mais n'en tira aucun geignements. Au lieu de cela le dieu resta les yeux fixer sur le ciel. Le ciel... le ci... De nouveau le noir et l'inconscience. _________________ Nous sommes les enfants du chaos. Fuyez-nous... Courez vers votre mort. |
|  | | Kalisha Stark fille du chaos


Messages: 240 Age: 18
 | Sujet: Re: Premières lueurs du jour [PV Kalisha -X Raku] Dim 20 Sep - 16:02 | |
| La déesse de la guerre était actuellement dans un coin reculé de la gigantesque île des hommes, à un conseil de guerre ( bien entendu ). Elle avait réussi à semer le chaos à force d'intrgiues entre deux pays voisins, et à présent l'assaut final ne tarderait plus tandis que le seigneur de ces terres déclarait qu'il éradiquerait ces "putains d'enfoirés de chiens" de voisins. Et chaque mot sonna comme une douce mélodie aux oreilles de Kalisha. Qui se releva d'un coup de sa chaise qui tomba derrière elle avec fracas. Tous se turent dans la salle, tous l'observait car tous savait qu'i se passait quelque chose d'inhabituel pour que la grande déesse de la guerre, si calme et si posée, et interrompue le conseil aussi brusquement. D'autant plus qu'elle ne disait rien... Elle restait là, bien droite, le visage tourné vers l'unique fenêtre de la salle, observant le ciel à travers son habituel bandeau de dentelle noir. Et un silence pesant commencait à s'installer dans la salle. Personne n'osait dire quoi que ce soit, personne n'osait questionner, mais au fur et à mesure que les secondes passaient, la peur s'insinuait dans les esprits. Qui sait ce qui pouvait se passer quand une déesse d'une telle puissance se comportait de façon si étrange ? Un rictus rageur apparu sur le visage de la déesse du feu, et elle arracha son bandeau de dentelle avec un cri haineux. Tous sursautèrent et se tassèrent sur leurs chaises tandis que les yeux de la déesse viraient à un rouge sang teinté du noir du néant. Plus personne n'osait respirer, comme s'ils étaient hypnotisés par ce regard destructeur, le regard du chaos. La mort semblait danser au fond de ces deux pupilles pourpres. Et tous crurent que leur heure était venue. D'une voix glacée, Kalisha sembla s'adresser à tous et à personne à la fois. - Je dois partir.Personne n'eut besoin de consulter son voisin pour se dire qu'en cet instant il n'était certainement pas question de retenir ou de questionner leur invitée. Dans un froissement de jupe et de dentelles noires, Kalisha regagna vivement la porte, puis se mit à courir pour sortir du batiment en un temps record. Preste, elle monta dans sa voiture personnelle, et cracha à l'un de ses 300 qui lui servait de chauffeur : - a l'est, vite.Celui-ci vit le regard de sa maitresse, et tandis qu'un tremblement lui parcourait tout le corps, il choisit de mettre le moteur à rude épreuve en le poussant au maximum de sa capacité. La voiture rugit en démarrant violemment, et le paysage se mit à défiler à une vitesse folle. Si des pauvres fous se trouvaient sur le chemin, nul doute qu'ils ne pourraient jamais éviter le furieux véhicule. Mais la déesse de la guerre n'avait pas la moindre pensée pour eux. Toute son attention était retenue par une seule et unique chose : son frère. Il est blessé, il est gravement blessé. Je le sens. Je le sais. Mon frère je t'en prie, tiens bon avant que je ne te retrouve...L'inquiètude qui se transformait immédiatement en haine créait chez la déesse des pulsions meurtrières d'une rare intensité, et si le chauffeur fut épargné, c'est uniquement parce qu'elle n'avait jamais perçu l'utilité d'apprendre à conduire ce genre de machine de toute dernière technologie. Elle continuait à le guider sur le itinéraire avec de vagues indications comme " à l'ouest", "prend à droite", "va par là", se fiant uniquement à son sentiment qui lui indiquait quand elle se raprochait de son frère. Enfin, après trois bonnes heures de route, elle cria à son serviteur de stopper la voiture. Celui-ci, surprit, choisit tout de même de diminuer la vitesse du véhicule un minimum vital avant de commencer à freiner. La voiture fit un dérapage violent qui menaça de l'envoyer faire quelques tonos plus loin avant de stoper sa course dans un épais nuage de poussière. Kalisha sortit immédiatement, et elle avanca sans douter une seconde de sa direction. Tandis que le nuage se dissipait, elle pu voir juste en face d'elle un temple qu'elle reconnut immédiatement, avec devant une file de gens qui la regardait d'un air effaré. Certains tombèrent à genoux en priant la déesse de la floraison de les protéger du diable qu'ils croyaient voir en Kalisha. Heureusement pour eux, ils étaient très loin dans la liste de ses priorités, et elle passa devant eux sans leur adresser un regard. Elle dégagea d'un geste désinvolte les quelques fidéles qui crurent bon de lui barrer l'entrée du temple, pensant qu'elle allait le "souiller". Puis elle pénétra dans les différentes pièces, se laissant uniquement guider par son instinct. Son frère était tout proche, elle le sentait... Elle finit par dénicher un tunnel qui semblait passer sous le temple. Certaine qu'il la ménerait vers sa moitié, elle l'emprunta en courant. Elle émergea directement dans une salle qui semblait être le plus beau jardin de ce monde. Mais elle n'avait pas le temps pour s'émouvoir du paysage. Elle se mit à regarder en tout sens et ses yeux se posèrent sur une louve blanche qui trônait sur une large table de pierre blanche au milieu d'un bassin. Elle s'approcha d'elle directement, sachant parfaitement à qui elle avait affaire. -Salutation déesse des plantes, sache que je ne suis pas venue pour semer le chaos dans ton propre temple, mais mon frère est ici, je le sais, et dans un état critique... J'ignore comment il est parvenu jusqu'ici, et j'espère que tu ne t'en offensera pas, mais il me faut le retrouver au plus vite, et ton odorat pourrait réaliser ce souhait. Elle avait parlé aussi calmement que possible, mais ses yeux trahissaient l'inquiétude et la rage provoquées par la situation de son frère jumeaux. Fort heureusement, étant habituée aux rencontres diplomatiques, elle n'avait pas eu besoin de réfléchir pour trouver ces mots. Mais le temps pressait, et elle le savait simplement car depuis qu'elle était ici, elle n'avait pas ressenti la moindre brise sur son visage... _________________ Ne voyez vous pas mon délice dans votre soufrance ? Rakutenshugisha : Ô grande admin vénérée, ta puissance illumnant ces cieux et nous même pauvres petites larves rampantes et gluantants a tes pieds, t'admirant comme un ver de terre regarde la majesteux aigle qui lui pique droit dessus |
|  | | Amateratsu Okami fraiche recrue


Messages: 67
 | Sujet: Re: Premières lueurs du jour [PV Kalisha -X Raku] Sam 26 Sep - 16:03 | |
| Ama avait attendu une réponse, en vain. Le silence ne lui avait pas fournit le réconfort de s'être trompée ni la certitude qu'il y eu bien un être divin dans ces lieux. Pourtant une forte odeur de sang lui chatouillait la truffe et cela ne pouvait venir que de son jardin. Un bruissement lui fit tourner la tête brusquement. Si elle avait été humaine, son expression aurait dévoilé une surprise totale. Elle ne s'attendait vraiment pas à cela.A l'autre bout de son jardin, une jeune fille toute vêtue de noir et au regard flamboyant se tenait debout. La louve connaissait l'identité de la personne. Son aura avait tout de divin et sa réputation la précédait. Les enfants du chaos étaient bien plus jeunes qu'elle mais elle les connaissait tout de même pour leur grandes apptitudes à semer le trouble dans le coeur et les esprits. Ecoutant attentivement ce que Kalisha avait à dire, la louve comprit alors où était le problème. Le deuxième enfant de l'ombre devait se trouver ici, blessé et inconscient.Cela expliquerait l'odeur et l'absence de réponse.Ama hocha la tête. -Je ne m'en offense pas, déesse du feu. Si je ne fais pas partie des dieux qui aiment monter les humains les uns contre les autres, je considère tout de même mes semblables comme mes frères, tous autant qu'ils sont. Et il ne serait pas dit que je laisserait le maître du vent sans assistance. Laisse-moi te sentir pour retrouver sa trace.- D'un bond souple et puissant, la louve sauta à terre et rejoignit la jeune fille. Elle huma intensement ses mains puis leva le nez en l'air. Les frères et soeurs avaient en général une odeur presque similaire et la déesse des plantes comptait sur ce fait pour retrouver le fils du chaos. L'odeur de sang était trop générale et trop diffusée pour qu'elle en trouve l'origine rapidement. La louve fit quelques pas de-ci de-là, cherchant le parfum qu'elle venait de mémoriser. Une légère effluve vint lui caresser le museau et elle partit en trottant, la tête dans les épaules, le long du triclinium. Comme une bête fauve en chasse, elle se déplaçait en silence, ses yeux fouillant la végétation, l'odorat en alerte. Un détail attira alors le regard dorée de la déesse en même temps que l'odeur qui se fit plus forte: un arbre, un peu plus loin dans le jardin, semblait avoir subit des dommages récents. Une ou deux branches cassées pendaient lamentablement et Ama ne doutait pas que le pont de chute du dieu des vents se trouve en dessous. -Il est ici !- lança-t-elle. Fonçant au petit trot entre les joncs et les hauts iris, la louve ne tarda pas, en effet, à retrouver le disparut.Il gisait, insconscient, sur le sol imbibé de son sang. Une plaie béante se dessinait entre ses vêtements déchirés. En un instant les contours de la louve se fondirent et une jeune femme à l'air grave se trouva agenouillée au-dessus du corps inerte.Le pinceau qu'elle tenait à la main entra en action. De grosses plantes grimpantes jaillirent du sol et se tressèrent toute seules en se glissant sous le blesser pour lui fabriquer un brancard végétal. Le vert ne tarda pas à se teinter de rouge. Les pieds du brancard sortirent de terre et s'activèrent comme les pattes d'un animal.Ama resurgit dans le triclinium, le brancard derrière elle la suivant docilement. Elle s'adresse à la déesse du feu: -Il va falloir l'emener là où il pourra être soigné. Je ne suis pas chirurgienne mais je peux tenter quelque chose pour le faire tenir le temps de l'emmener à l'hôpital si tel est ton souhait. C'est là-bas qu'il pourra recevoir les meilleurs soins. C'est pas ici.- La jeune femme se mit en marche d'un pas rapide et décidée. Elle mena le cortège au fond du jardin. Le mur de pierre était décoré de bas reliefs grandeur nature qui la représentait sous forme lupine dans différentes scènes: tantôt combattant contre des démons, tantôt veillant sur les récoltes et les paysans, tantôt faisant renaitre la nature là où l'homme avait rendu la terre stérile. La figure centrale la représentait assise de face dans une sorte de halo lumineux, sous un cerisier géant. Autour de son cou pendait une grosse perle. Ama s'approcha et sans hésitations appuya rudement sur la perle de pierre. Celle-ci s'enfonça et un pan de mur entier se déroba. Un nouveau passage apparût. La déesse de plante fit signe de la suivre dans le long couloir. Au fur et à mesure qu'elle avançait, les torches au mur s'enflammaient pour illuminer son chemin. Bientôt ils débouchèrent dans une grande salle très lumineuse.L'endroit ressemblait à une serre mais l'air y était frais et léger. Des allées en terre serpentaient entre les plantes tropicales et les arbres chargés de lianes. Des papillons de toutes les couleurs ainsi que de nombreux insectes faisaient vibrer l'air de bourdonnements. Ama conduisit tout son petit monde au fond de la salle dont la source de lumière était toujours indeterminée. Un espace herbeux dégagé se trouvait là et au centre, une énorme souche d'arbre rectangulaire munie de nombreux tiroires. Le mur du fond était lui-même couvert d'écorce, comme s'il s'agissait du tronc monstrueux d'un chêne. Et un nombre indéfinisable de titoires allait du sol au plafond. La déesse fit un signe et le brancard déposa très délicatement le corps du blessé sur la souche qui était à la hauteur d'une table. L'aspect lisse et propre de la dite souche était si irréel qu'il devenait évident pour n'importe qui que l'objet était d'origine magique et donc pouvait très bien convenir comme table d'opération. Sortant un couteau d'un tiroire, elle entreprit de découper le tissu autour de la plaie. Collé par le sang, il s'était incrusté dans les chairs et le travail fut délicat. Une fois l'opération achevée, la jeune femme s'éloigna derrière un gros platane: une fontaine d'eau clair gargouillait doucement et un pichet en verre brillant attendait d'être utilisé. Ama puisa de l'eau et revint pour la verser sur la plaie, nettoyant le sang séché et les dernières souillures. Elle leva alors ses prunelles brunes sur Kalisha et lui demanda gravement: -Maintenant c'est à toi de choisir ce qui va se passer. Soit tu estimes qu'il peut être guérit ici, soit tu trouves préférable de l'emmener à l'hôpital. Si tu choisis de rester ici, je vous logerais et vous nourrirais le temps de la convalescence. Et si tu estimes pourvoir mieux que moi le soigner, je me mets à ton service pour t'apporter mon aide. Sinon, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour le remettre sur pieds. Que préféres-tu ?- Amateratsu avait vu les enfants du chaos quand ils étaient petits. Les parents les avaient montré, comme il se devait, à la communauté des Dieux dirigeants. D'autant plus qu'ils devraient reprendre les renes après la mort de leurs parents. Mis à part cette brève rencontre qui remontait à très longtemps, la déesse des plantes connaissait les deux divinités par réputation. Les échos de leurs actions dévastatrices étaient parvenus jusqu'à elle avec aisance. N'étant pas entièrement pour l'un ou l'autre des camps qui s'étaient formés lors de la deuxième chute sur l'île des hommes, elle n'avait pas estimé utile de se déclarer hostile aux deux enfants.Ils épargnaient son territoire et ses fidèles et c'était tout ce qu'elle demandait. En échange, elle se contentait de repasser derrière eux quand ils rasaient une forêt sans leur faire de remarques (ce qui de toute façon aurait été inutile). Elle se sentait un devoir envers tous les dieux et si elle n'avait pas d'affinités particulières avec ces deux là, elle trouvait très normal de les aider, d'autant plus que l'un des deux était gravement blessé. |
|  | | Zakarian Vaalkyr Fils du chaos


Messages: 105
 | Sujet: Re: Premières lueurs du jour [PV Kalisha -X Raku] Sam 26 Sep - 17:12 | |
| On aurait pu croire que plongé dans l'inconscience le dieu Ouragan se serait mit à rêver de choses et d'autres, mais il n'en fut rien. Il réfléchissait vite et bien, comme s'il lui fallait être à l'article de la mort pour prendre le temps de raisonner. Il se posait des tas de questions. La première étant si les hommes et les dieux vivraient un jour en paix. Le seconde se rapprochant d'un cas de conscience. Pourquoi tuait-il toujours des humains puisqu'il n'en avait strictement rien à cirer d'eux ? De nombreux autres questionnements l'assaillirent alors qu'il filait toujours plus vers la mort. Mais ces pensées sérieuses, inhabituelles et franchement pas du goût de Zak partirent en fumée au moment même où il la sentit. Il ne voyait plus rien, son nez et ses oreilles ne fonctionnaient en rien, mais Elle il la sentait. Sa sœur était là. Même s'il ignorait où était ce là. Sans réfléchir aux conséquences de ses actes il envoya une légère brise caresser la joue de Kalisha alors qu'il se sentait balloté par un je ne sais quoi de végétal. Cette simple brise aurait pu l'achever, mais que voulez-vous son naturel revenait au galop.
Étrangement, manipuler le vent lui avait redonner un peu de force et il sortit de l'inconscience. Et là c'était space ! Il était transporté par une litière de racines commandée par une... un... un ange ! Alors tout bêtement Zak sourit. Persuadée qu'un ange veillait sur lui, en plus de sa soeur ! Non, il ne pouvait plus rien lui arriver et dès ce soir, ils partageraient un repas chaud et un lait de poule. Sans trop faire attention à ce qui l'entourait Zak se laissait faire. Aucune réaction n'émanait de lui alors qu'on lui triturait le flanc et qu'on découpait ses vêtements. Peu à peu, il émergeait et entendait plus clairement. Il ne reconnu pas la voix de l'ange, mais c'était forcément un ange. Y'a qu'eux qui ont les cheveux blancs. Enfin si c'était bien des cheveux qu'il avait vu parce que ses yeux ne reconnaitraient pas un éléphant d'une pastèque en cet instant. Néanmoins, il entendait parfaitement dorénavant et son odorat revenait à la vie. Il avait la bouche pâteuse, mais il prononça quelques mots du bout des lèvres. Son souffle était court et sa voix aussi menue qu'éraillée.
"Moi je serais pour que l'ange m'opère. Je t'aime soeurette, mais tu est bien plus habituée à donner la mort qu'à la repousser."
Et là-dessus le dieu partir dans un rire qui mua bien vite en une violente quinte de toux. Le goût du sang emplit la bouche de Zak qui se maudit d'avoir voulu mangé nordique ! Couché comme on l'avait posé, il calma sa respiration et continua malgré le fait qu'il savait que parler était une mauvaise idée.
"Euh Kali, pourrais-tu retrou... *Tousse âprement* retouver Glace-vent ? Je sais pas... je sais pas où..."
Le dieu ne se sentit pas tourner de l'œil mais l'anxiété l'avait gagné. Cette épée était une partie de lui et ne pas savoir où elle se trouvait créait un vide en lui, un vide qu'il lui fallait combler. Le vent se levait dans la petite pièce. Rageur, brutal et de plus en plus puissant. L'élément se déchainait à l'appel de son maître. Maître qui n'avait aucunement conscience de ce qu'il faisait. Néanmoins, le vent commençait déjà tournoyer autour de Zak. Il était désormais impossible de l'approcher. Pas sans se faire arracher un bras. Cette mini-tornade drainait le peu d'énergie qu'il restait au dieu et bien malgré lui elle ne s'arrêterait que lorsque Glace-vent serait à nouveau au côté du dieu Ouragan. _________________ Nous sommes les enfants du chaos. Fuyez-nous... Courez vers votre mort. |
|  | | | | Premières lueurs du jour [PV Kalisha -X Raku] | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|