Vous lisez l'affiche postée, et pestez contre ce membre-parasite qui vous empoisonnera l'existence de ces visites intempestives et non-prévenues. Que diantre vient-il faire chez vous, dans votre RP bien à vous, avec tel ou tel joueur ? Quand soudain...
Une ombre furtive et chapeautée apparait sur la gauche. Un grand manteau noir et le cliquetis du maillage de fer. Une lourde ceinture, un casque et... un pot de colle accroché aux hanches. Il chantonne, non, il chante en yaourt des paroles incompréhensible. Avançant à la vitesse d'un escargot suisse voulant dépasser une marmotte corse, l'ignoble malfaiteur s'arrête (devant vous !) et lit à une vitesse indéfinissable de lenteur l'affiche posée par notre bien aimée Kalisha Stark...
L'homme se retourne doucement et vous toise dans le blanc des yeux. Son imposante musculature vous impose le respect. Vous reculez d'un pas, méfiant, quand il se met à vous parler, la tête légèrement sur le coté, l'air ennuyé.
- Ow man, s'pas sympa ça... Je passe pour quoi moi maintenant ? Un méchant ? Mais c'est pas moi, l'méchant.Il se penche vers vous comme pour chuchoter quelque chose.
- Les méchants, t'vois, mon frère, c'est ceux qui pillent la terre et ses richesses. Ceux qui violent Dame nature et ses merveilles enchanteresses, comme le lapin, le thuya, ou l'eau gazeuse à 25% moins cher... Tu vois man, c'est ceux qui font la guerre pour se faire du fric ou simplement parce qu'ils s'ennuient. Ceux qui profitent honteusement de la société précaire sur laquelle nous sommes, comme si on était sur un cailloux plat en équilibre sur une glace à la fraise, t'vois ?Il se relève brusquement et clame haut et fort.
- Mais moi, tu vois, man ! Moi, j'vais changer ce monde ! J'vais autoriser d'faire la guerre à la guerre et l'amour à l'amour ! Si t'es avec moi mon frère, on connaitra la joie de vivre dans un monde ou les p'tits oiseaux chanterons gaiement sous ta fenêtre pendant qui la gentille marguerite s'ouvrira sous le soleil rayonnants du matin. Et toi tu te lèvera et tu chantera le soleil !
Vous vous éloignez en reculant, effrayé par l'apparente démence de cet homme. Et là,
là, vous comprenez pourquoi la police le relâche tout le temps.
Raku vous regarde fuir et vous crie une dernière fois
- Et pense à te brosser les dents tous les matins, mon ami !Il sort son pinceau de sa poche arrière droite, celle qui est sous le troisième a droite en bas de son manteau multipoches, et colle allègrement en sifflotant un air connu son crime :
"Si les gens arrêteraient de ce battre, les bruits seraient moins bryuants, les cours de boule Quies chuteraient, entrainant dans leur sillage tous les requins de la planète... Chantons ensembles pour un avenir radieux !"Puis il s'en va, guilleret, et mâchonnant une gaufre sortie tout droit de la cinquième poche gauche...
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Je ne suis ni pour, ni contre. Bien au contraire !